Madame
Eva Karin Kaneblei
20. mai 2018

Ma France

Le cercle est complet

Je suis dans la queue énorme devant l’entrée des Catacombes à Paris. La queue se serpent autour du quartier comme la Seine au milieu de la capitale. Le vent glaçant frappe mes joues et le froid pénètre jusqu’aux os. Je suis presque immobile pendant trois heures parce que la queue ne se bouge presque pas et la foule devant moi est comme un fleuve coulant. Mon supposition présumée concernant les Catacombes était fausse, parce que l’endroit n’était pas du tout inconnue, mais le contraire ; il était fameux.

Étant bloqué pendant des heures avec seulement quelques pas tous les dix minutes, mes pensées flottent et retournent aux années au lycée où mon voyage avec la langue française a commencé. Je viens de commencer une nouvelle école dans une petite ville et j’avais choisi français comme langue étrangère. Mon professeure était en train de parler de la capitale de France, la Ville des Lumières, Paris, dans la salle de classe à l’étage. Étant jeune fille au pair, elle a eu des aventures mémorables dans sa jeunesse, et ce matin elle a parlé de sa visite exceptionnelle dans les catacombes. En parlant de cette expérience à la classe, ses pensées ont retourné dans l’ombre de l’ossuaire des squelettes. Et en cet instant-là, ma passion francophone est allumée avec un feu qui ne s’éteindra jamais.

Une vingtaine d’années sont passées, après les études françaises à Bergen, un poste à l’Otan dans un bureau français et l’enseignement français dans un collège, et enfin je suis étudiante en France. Étant professeure certifiée, je suis dans un groupe composé par des professeures francophones dans un stage de formation continue à l’université de Caen organisé par NTNU à Trondheim. Pendant trois semaines, j’ai l’occasion de respirer la France, de sentir la France et d’avoir une expérience unique dette pays magnifique. Parlant la langue couramment, je m’immerge dans la société et l’esprit française. C’est comme un rêve, sauf ce n’est pas un rêve. Je suis réellement ici, en France, pour faire une meilleure connaissance à la société française : la musique, les films-, la littérature et la cuisine française.

Pendant mon séjour, j’ai rencontré le trio fameux de la Normandie : le Camembert, le Livarot et le Pont l’Evêque, ainsi que des Escargots, de la Tartiflette, des Crêpes et de la Calvados. J’ai loupé en exprès les intestins de l’Andouille. Puis, j’ai rencontré des français, des vrais français, pas comme un touriste, mais comme une francophone.

J’ai senti Rouen et visite la place ou Jeanne d’Arc a été brûlée. Je suis entrée dans son église, et j’ai passé des temps là pour contempler à l’événement qui a été déroulé là en 1431. En plus, j’ai visité l’Assemblée nationale à Paris où les documents originaux de son procès se trouvent. Ils sont bien enfermés dans un cas de verre juste dehors les grandes portes de la bibliothèque nationale au Palais Bourbon.

À Bayeux, je me suis baladée autour de la ville après avoir utilisé une heure pour avoir une expérience avec la tapisserie de Bayeux où l’histoire de la conquête de William le conquérant en 1066 se trouve.

Et dans toutes mes expériences françaises, je me suis toujours senti comme chez moi, et pas du tout comme une étrangère bien que je sois une norvégienne.

En retournant de ma patrie, et les semaines suivantes en écrivant sur mon examen à la maison, la question évidente se présente : Quand aurais-je l’occasion de retourner à la patrie de mon cœur pour avoir une autre expérience de ma France ?