Programmé il y a un an mais annulé pour cause de blessure, le spectacle-performance avec Jonathan Capdevielle créé en 2008 n’a rien perdu de sa puissance. Un petit théâtre de la cruauté dont la simplicité et le minimalisme rendent d’autant plus forts le malaise et la fascination du public. A ne pas rater !

 

JERK s’inspire d’un fait divers lugubre : Texas. Années 70. Dean Corll, tueur en série, assassine une vingtaine d’adolescents avec l’aide de deux jeunes garçons, David Brooks et Wayne Henley. Dans la pièce, David Brooks purge une peine à perpétuité et apprend l’art de la marionnette en prison. Pour faire face à sa responsabilité, il reconstitue, devant une classe d’étudiants en psychologie d’une université locale, le déroulement des meurtres dont il a été le complice et le témoin.

JERK se contente d’un acteur, d’une chaise, d’un radio-cassette et de quelques marionnettes échouées là dans un sac de voyage usé par les années, comme récupérées d’un grenier et jetées en vrac de manière anecdotique. Jonathan Capdevielle, comédien hors norme qui hante chaque création de Gisèle Vienne, est ici seul en scène et anime, dans un mélange de nonchalance et d’émotion à fleur de peau, les marionnettes à gaine incarnant les personnages de la nouvelle de Dennis Cooper qui donne son titre à la performance.

Kunsthall Oslo
Rostockgata 4

Plus d’informations (en anglais) ici