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Tristia d’Hector Berlioz, regroupe trois partitions pour chœur et orchestre. Cet opus emprunte son titre à un recueil de poèmes écrits par Ovide durant son exil à Tomis, sur les bords de la mer Noire (Tristia signifie en latin « choses tristes »).

Les trois pièces, composées à des moments différents de la carrière de l’auteur, ont été publiées ensemble en 1852. Berlioz associe ces œuvres, qui ne furent jamais exécutées de son vivant, à Hamlet, le drame de Shakespeare.

  1. Méditation religieuse. Cette pièce pour chœur mixte à six parties et petit orchestre sur un poème de Thomas Moore traduit en français par Thomas Gounet a été composée en 1831, lors du séjour de Berlioz à Rome.
  2. La Mort d’Ophélie. Cette ballade sur un poème d’Ernest Legouvé s’inspirant du récit qu’à l’acte IV d’Hamlet, la reine Gertude fait de la mort d’Ophélie a été composée en 1842 pour voix seule et piano Elle fut ensuite adaptée pour chœur de femmes et orchestre en vue d’un concert « shakespearien » qui devait être donné à Covent Garden en 1848 mais n’eut finalement pas lieu.
  3. Marche funèbre pour la dernière scène d’Hamlet. Sans doute composée en 1844 dans la perspective d’une production parisienne d’Hamlet qui ne vit jamais le jour, c’est la pièce la moins connue de l’ensemble, et l’une des partitions les plus impressionnantes de Berlioz par sa progression implacable. Écrite pour un chœur mixte qui se contente de dire Ah ! et grand orchestre (avec une très importante batterie), elle culmine sur un tir de mousquets hors scène avant que le silence, symbole du néant qu’Hamlet vient de rejoindre, ne s’installe peu à peu.

 

Ravel a composé la version pour piano du Tombeau de Couperin en 1917, puis a orchestré quatre des six ensembles. Le « tombeau »  était une composition qui saluait une personne chère  décédée. Le point de départ de Ravel était un hommage au français François Couperin et au XVIIIe siècle, mais également à ceux qui sont tombés lors de la Première Guerre mondiale, chaque mouvement étant dédié à un ami décédé pendant la guerre. La suite commence par un prélude qui donne le ton. Vient ensuite un Forlane jovial et énergique. Le menu est plus mélancolique et le travail se termine par un Rigaudon sortant.

 Le Requiem  de Fauré a été composé en 1887. Son langage sonore est souvent composé d’accords denses et de sons doux. C’est dans cet ouvrage que le compositeur plonge vraiment dans le monde des sons sombres. Le compositeur lui-même a déclaré: « Les gens ont dit que mon Requiem n’exprimait pas l’horreur et l’horreur de la mort; Certains l’ont appelé une « berceuse pour la mort ». Mais c’est ainsi que je perçois la mort: une heureuse rédemption, une aspiration pour l’après-vie, plutôt qu’une expérience terrifiante. « 

Le travail est paisible, caractérisé par la tranquillité d’esprit. Comparée aux grands chefs-d’œuvre de Verdi, Brahms et Berlioz, la version de Fauré est plus prudente et plus modeste, mais c’est cette qualité de sous-estimation qui contribue à l’attrait universel et à la beauté éthérée de l’œuvre.

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