La Cinémathèque d’Oslo rend hommage à François Truffaut, l’une des figures centrales de la Nouvelle Vague française, à travers une sélection de huit films aussi ludiques qu’exigeants.
Mort à seulement 52 ans en 1984, Truffaut aura pourtant eu le temps de signer 21 longs métrages, tout en menant en parallèle une carrière de journaliste et critique de cinéma. Pour lui, le cinéma ne devait pas être compris – il devait être ressenti.
Au programme
Les Quatre Cents Coups (1959)

L’un des films fondateurs de la Nouvelle Vague. Truffaut y dépeint avec une tendresse autobiographique les épreuves du jeune Antoine Doinel, 13 ans. Malgré la gravité du sujet, le ton reste léger et le style joueur – les souvenirs d’enfance les plus sombres sont traités avec humour, les moments lumineux avec mélancolie.
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Tirez sur le pianiste (1960)

Après le suicide de sa femme, le pianiste talentueux mais timide Charlie se retrouve entraîné malgré lui dans les activités criminelles de ses frères. En collaboration avec le chef opérateur Raoul Coutard, Truffaut joue avec le médium cinématographique tout en livrant sa version personnelle du film de gangsters américain – léger et triste, dur et musical à la fois.
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Jules et Jim (1962)

Jules, un Autrichien romantique et discret, et Jim, un Français décontracté, deviennent amis à Montparnasse en 1912. Ensemble, ils tombent sous le charme de Catherine (Jeanne Moreau), donnant naissance à un triangle amoureux hors du commun suivi sur plus de vingt ans. Un équilibre rare entre humour et gravité, légèreté et profondeur.
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La Peau douce (1964)

Un critique littéraire entame une liaison avec une hôtesse de l’air tout en cherchant à préserver son couple. Truffaut décrit lui-même le film comme « une vision antipoétique de l’amour, à l’opposé de Jules et Jim ». Racontée comme un thriller haletant, cette histoire d’amour qui fait mal est l’une de ses œuvres les plus sous-estimées.
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Baisers volés (1968)

Antoine Doinel, devenu adulte, poursuit sa quête amoureuse avec la même maladresse touchante. Tourné avec un scénario minimal, le film laisse une large place à l’improvisation. Énergique et épisodique, il mêle humour, poésie et légèreté dans une harmonie qui fit scandale chez les critiques norvégiens lors de sa sortie en 1969.
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La Nuit américaine (1973)

Sur le tournage du film Meet Pamela, le chaos règne – entre les vies amoureuses tumultueuses des acteurs et les nuits solitaires du réalisateur (joué par Truffaut lui-même). Une réflexion tendre et drôle sur l’envers du décor du cinéma. Ce film valut à Truffaut son unique Oscar du meilleur film étranger en 1974.
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L’Argent de poche (1976)

Dans la ville de Thiers, Truffaut pose un regard tendre et attentif sur la vie d’un groupe d’enfants. En marge du monde des adultes – souvent maladroits, impatients ou peu empathiques – les enfants jouent, explorent et s’éprennent. Un pendant joyeux, bien que non dénué d’ombres, à Les Quatre Cents Coups.
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Vivement dimanche ! (1983)

Dernier film de Truffaut, cette comédie romantique teintée de polar rend hommage au cinéma hollywoodien des années 1940 et à son idole Hitchcock. Un testament cinématographique plein de références et de suspense, mené jusqu’à la dernière image.
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