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Science et recherche

Participation de l’Institut français de Norvège à la One Ocean Week 2026 

C’est avec grand plaisir que l’Institut français de Norvège a fait son retour à Bergen pour l’ouverture de la 3ème édition de la One Ocean Week, rendez-vous incontournable pour tous les acteurs engagés en faveur de l’océan et de sa gestion durable.   

Retour du majestueux trois-mâts Seilskipet Statsraad Lehmkuhl qui s’inscrit dans une belle continuité avec UNOC3 à Nice et notre combat commun pour la santé de l’océan

Tout au long de la semaine, responsables politiques, ONG, agences et scientifiques ont échangé autour de l’avenir de notre océan commun et de l’absolue nécessité de coopérer et d’agir.  

Une délégation française active et engagée  

Nous sommes fiers d’avoir soutenu, pour la seconde année consécutive, la participation de Valentin Brione, étudiant en master de gouvernance internationale et diplomatie à Sciences Po et co-président de l’Association Sciences Po pour les Nations Unies. Lors du One Ocean Summit, ses interventions ont su interpeller et dynamiser les échanges lors d’un panel consacré à la sécurité des océans.

Un grand merci à Valentin pour son engagement et sa représentation remarquée !  

Participation de Valentin Brione au One Ocean Summit, en présence de Florence Robine, Ambassadrice de France en Norvège 

Découvrez le témoignage de Valentin sur nos réseaux sociaux, ainsi que le panel complet sur YouTube ! 

La France était également représentée par Alain Arnaud, responsable du programme océan numérique chez Mercator Ocean, qui a présenté le projet de Jumeau Numérique Européen de l’Océan – une réplique numérique interactive et scientifique de l’océan destinée à aider les décideurs politiques, chercheurs, entreprises et citoyens à mieux comprendre, protéger et gérer durablement les environnements marins.  

Le Pôle Mer Méditerranée a quant à lui participé à l’organisation du panel Clean Shipping and Ocean Innovation du One Ocean Summit, consacré à la sécurité et à la résilience des océans face aux tensions géopolitiques, aux pressions climatiques et à la concurrence croissante pour les ressources maritimes.

Concilier principes globaux et réalités locales 

L’Université de Bergen, partenaire régulier de l’Institut français de Norvège, proposait un One Ocean Symposium mettant en lumière le décalage entre les objectifs de la recherche académique et les enjeux réels de la société.

L’un des panels était notamment consacré à la mise en œuvre du Traité sur la gouvernance des hautes mers (BBNJ), entré en vigueur en mars dernier. 

Parmi les intervenants figuraient deux représentants de haut niveau : Julian Barbière, Responsable de la section Politique marine et Coordination régionale à la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, et Ashok Adicéam, Directeur général de la Mission Neptune, initiative lancée durant UNOC 3 – illustrant l’engagement de la France dans les instances internationales dédiées à la gouvernance des océans. 

Ce texte ambitieux, ratifié par 88 pays, vise à établir les règles de gouvernance pour plus de 60 % de l’espace maritime mondial, autour de quatre objectifs principaux : encadrer l’accès aux ressources génétiques marines, mettre en place des outils de gestion par zone tels que les aires marines protégées, imposer une évaluation d’impact environnemental pour toute activité en haute mer, et renforcer la coopération internationale par le transfert de technologies marines. 

Des débats tournés vers l’avenir  

Nous avons également eu le plaisir de participer au programme organisé par le Startuplab Bergen, qui a réuni pendant deux jours inventeurs de nouvelles technologies et acteurs majeurs de l’industrie.   

© Startuplab

Les échanges ont porté sur la place des nouvelles technologies dans le secteur maritime, à un moment où la défense investit massivement dans le développement d’innovations destinées à surveiller et contrôler l’espace maritime, en surface comme en profondeur.  

Plusieurs startups prometteuses étaient représentées, parmi lesquelles la startup française Bubble Robotics. Les entrepreneurs présents cherchaient alors à répondre à des besoins concrets et ambitieux : collecter des données climatiques avec le moins d’intervention humaine possible, assurer un fonctionnement optimal et autonome des fermes aquatiques, ou encore proposer des data centers flottants.  

Une semaine inspirante, qui confirme l’importance de Bergen comme carrefour mondial de la réflexion sur l’avenir de nos océans !